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Je porte le deuil

Je porte le deuil

Oui, je porte le deuil de dessinateurs qui ont accompagné toute ma vie, dont les images ont nourri mon imaginaire et le sens de leurs dessins forgé ma conscience politique.
Je tenterais de penser les événements plus tard.

 

 

 

Les promenades de Nylso

Les promenades de Nylso

IMG_8435Vendredi (5 décembre 2014), je suis passé voir Nylso à la Maison des auteurs (Angoulême). Sa résidence s’arrête à la fin du mois de décembre et je voulais le photographier dans son atelier avant son départ. Il est encore installé pour quelques jours dans un grand atelier collectif en sous-pente. J’aime bien ce 3e et dernier étage de La Maison des Auteurs, car les fenêtres mansardées barrent les photographies de grandes diagonales de lumières qui évoquent un décor de SF ou de film expressionniste.

Visite de l’atelier de Jessica Abel

Visite de l’atelier de Jessica Abel

Hier était une très belle journée de novembre. Une lumière exceptionnelle à un mois du solstice d’hivers. Je décide d’en profiter pour faire une petite visite à la Maison des Auteurs (Angoulême) pour ramener des photographies de Jessica Abel dans son atelier. L’occasion d’apercevoir les planches de ses projets en cours, dont son intriguant « Trish Trash : Rollergirl sur Mars » qui va paraitre en janvier prochain chez Dargaud :

Dumb Owl

Dumb Owl

IMG_2767Hier, j’ai acheté « Dumb Owl », un petit livre de BD de Joseph Callioni édité chez un microéditeur : « Anathème ». Ce n’est pas son dernier. « Dumb Owl » est de 2009. Mais je n’avais pas eu l’occasion de le lire. Alors voilà, hier… Hier ? Mec, sur le web, ça veut rien dire ! Tu as passé ta vie à former des gens en leur expliquant qu’il fallait dater et contextualiser ! (Si le site ne s’en charge pas).

OK : Aujourd’hui, nous sommes le dimanche 12 octobre 2014. Donc, comptez jusqu’à hier… (Alors, ça sert à quoi que le site te tague tes billets ?)

Accrochage

Accrochage

À partir d’aujourd’hui, je suis de près l’accrochage de l’exposition de Céline Guichard. En revenant tout à l’heure, je me demandais quel sens je pourrais trouver à ce mouvement néosymboliste/ néobarroque qui traverse aujourd’hui l’imagerie mondiale.

Tiens, j’ajoute une touche de néoprimitivisme…

C’est Lire la suite

Lune l’envers et vice de forme

Lune l’envers et vice de forme

blutch-300x300Je dis parfois que lorsqu’un grand réalisateur se casse la gueule en altitude, il se casse la gueule en altitude… En gros, même un mauvais film d’un grand réalisateur est au-dessus du lot…

Bien, et ça marche pour tout, et même pour la BD, donc, puisque Blutch, ce « cavalier français qui partit d’un si bon pas », vient encore de trébucher… Ce n’est pas la première fois qu’il déçoit…

Mais là, j’en attendais beaucoup, devant l’enthousiasme de mes amis…

Harpignies en BD

Harpignies en BD

Mon pote Elric Dufau vient de m’offrir son dernier livre « Harpignies », qu’il a co-scénarisé avec François Darnaudet. Je savais qu’il y parlait de son ancêtre, le peintre paysagiste éponyme : Harpignies. Mais franchement, je ne savais pas du tout à quoi m’attendre. Le récit bascule alternativement d’une époque à l’autre, passant d’anecdote de la vie du peintre du XIXe siècle à la chronique contemporaine d’un personnage fictif qui évoque pourtant très fortement le dessinateur.

Töpffer en ligne : La naissance de la bande dessinée disponible

Töpffer en ligne : La naissance de la bande dessinée disponible

Je ne vais pas vous proposer le énième article sur Rodolph Topffer, inventeur de la bande dessinée, mais sur sa disponibilité en ligne. La Cité internationale de la bande dessinée propose au feuilletage en ligne sa collection d’albums de Rodolphe Töpffer (1799-1846). Je ne m’appesantirais pas sur la solution de feuilletage désastreuse, anti-ergonomique, qui a été choisie, sans compter l’usage de flash, ringarde et inaccessible aux terminaux iOs, mais sur le principe même de la mise à disposition hautement louable. Dommage que la présentation gâche l’initiative !

Kuro Éden, Il y a une universalité du fantastique…

Kuro Éden, Il y a une universalité du fantastique…

Et cette nouvelle exposition de la Galerie Da-End le démontre, d’une certaine manière, en éclairant l’étrange relation que Céline Guichard entretient avec le fantastique japonais et en particulier avec l’incroyable tradition des Yôkai.

Ce n’est pas le seul ingrédient de cet univers visuel protéiforme. Il y a, en toute logique, de nombreux ingrédients occidentaux : les évocations baroques, le grotesque roman, le fantastique XIXe, le surréalisme bien sûr et même les influences du Comics US et de l’imagerie punk-rock des années 80…

Albator : Trésor vivant, nostalgie et misogynie

Albator : Trésor vivant, nostalgie et misogynie

matsumotoJe me suis dit un peu rapidement « pour me remettre en jambe, pourquoi ne pas profiter de la venue en France d’un trésor vivant du Japon ? ». Oui, c’est vrai ça, pourquoi pas ? Et c’est innocemment que je me suis penché sur le cas de Leiji Matsumoto de passage au 40e Festival international de la Bande dessinée et papa de celui qui reste ancré dans la mémoire d’une génération de français sous l’étrange nom d’« Albator », série d’animation qui participa à l’invasion de la TV française par les animés nippons dans les années 80.

Se noyer dans Kamui Den

Se noyer dans Kamui Den

Merci à Yann / Pour André…

Voilà maintenant un an que j’ai repris la lecture intensive de bande dessinée. J’ai changé de sujet d’étude, et c’est assez naturellement que je me suis tourné vers la BD, par commodité, puisque c’était l’un des sujets qui ne me demanderaient pas plusieurs années de lectures pour atteindre la connaissance historique minimum nécessaire pour écrire des choses qu’on peut espérer pertinentes.

Débarquement du Comics US…

Débarquement du Comics US…

Note de lecture.

C‘est notoire, pendant la 2e guerre mondiale, les héros de comics américains se sont mis au service de l’armée américaine pour soutenir le moral des troupes et l’effort de guerre. Cette histoire sert même de ressort narratif, avec pas mal d’ironie, à une assez belle série franco-belge, « Pin-Up », de Yann et Bethet (chez Dargaud 1994).

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« Pin-Up » de Berthet & Yann chez Dargaud

La prosecogenie du manga par la face nord…

La prosecogenie du manga par la face nord…

manga-histoireet-univers-de-la-bd-japonaise-picquier-193x300Originellement, ce billet devait (exclusivement) parler de « Manga », petit livre de Jean-Marie Bouissou, que je recommanderais chaudement à toute personne osant émettre un avis abrupt sur cet immense phénomène éditorial.

Lorsque j’ai voulu aborder sérieusement le manga, il y a une petite année, je me suis rendu compte que j’en avais relativement peu lu. De la même manière que pour le reste de la bande dessinée dont je m’étais écarté pendant une bonne vingtaine d’années.

L’œuvre sans son fétiche

L’œuvre sans son fétiche

« J’ai versé du sang dans un crâne, taillé un os de main pour écrire, essuyé cet os dans une chevelure morte. »

Sacré Xavier !

Petit romantique, et initiateur d’un attrait pour le morbide aujourd’hui général, marqueur fort de ce qu’on doit bien nommer la « culture industrielle mondialisée ». Tiens, faut que j’écrive ce billet sur les trois derniers romans Lire la suite

Fable Marine, charme nautique…

Fable Marine, charme nautique…

imageIl y a une qualité d’une œuvre qui est au dessus des autres qualités. C’est une chose dont on parle peu, car elle est difficile à saisir. Elle est subjective, rare, pas du tout rationnelle, elle ne s’enseigne pas, ne peut se fabriquer à partir de règle… Pourtant au bout du goût, au bout de tout jugement esthétique, c’est la petite qualité qui fait la différence. Cette qualité, c’est le charme.
Pour comprendre de quoi il retourne, il suffit de penser au cinéma de David Lynch… Même si l’on a parfois l’impression «que quelque chose nous échappe », et même si l’on pourait se laisse aller à soupçonner qu’en fait, il n’y a peut être rien à comprendre, ce cinéma fascine… Il fascine, alors même que l’objet culturel ne semble répondre à aucune règle du genre…